vendredi 2 décembre 2016

Trois caricatures de Richard Wagner par David Levine

La dessinateur caricaturiste américain David Levine (1926-2009) est surtout connu pour  ses caricatures et ses portraits-charge. il commença à publier ses premières caricatures en 1958 pour le magazine Esquire. On lui doit plus de 2500 caricatures à l'encre de politiciens, écrivains et personnalités, pour la presse américaine et internationale, notamment pour le  New York Review of Books (source des photos).

Son style a été comparé à celui d'Honoré Daumier et d'André Gill par l'exagération des proportions: la tête est démesurée par rapport au reste du corps qui est rapetissé. 








Indiscrétions sur le Roi Louis II de Bavière rapportées par Sisi, l'Impératrice d'Autriche (7)



Dans son ouvrage Promenades dans la vieille Europe. Munich. Choses vues de Louis II à Hitler,paru chez Hachette, Ferdinand Bac consacre un chapitre à des indiscrétions sur le Roi Louis II. Il relate avoir rencontré à diverses reprises l'Impératrice Elisabeth d'Autriche qui lui communiqua "certains aphorismes et paradoxes de son cousin le Roi Louis II de Bavière".


Septième citation attribuée au Roi Louis II

Il  a deux sortes d'animaux dont j'ai horreur par-dessus tout: les cloportes et les fonctionnaires.






L'arrivée de Richard Wagner au paradis, une caricature publiée dans le Nebelspalter en février 1883


Le vieux maître Richard Wagner arrive sans être annoncé dans la salle de musique du ciel.
"Bravo, enfants! C'est déjà une joie d'être ici; le désir me reprend de composer encore du nouveau."
(Nebelspalter, de Zurich, 17 février 1883)

Source: la caricature du journal satirique zurichois Nebelspalter a été reproduite par Adolphe Jullien dans son ouvrage Richard Wagner, sa vie, ses oeuvres;... , Paris, Jules Rouam. 1886, p.283

Le Nebelspalter (littéralement Le pourfendeur de brouillard) est un journal satirique suisse libéral, anticlérical et progressiste créé en 1875 à Zurich. C'est le plus ancien titre satirique au monde à être toujours publié. 

Manchette du premier numéro du Nebelspalter. On y voit un homme fendant
le brouillard avec une plume, dévoilant ainsi la vérité .





jeudi 1 décembre 2016

Caricature du Roi Louis II de Bavière (et de Richard Wagner) dans le Kikeriki du 16 mai 1886

Une analyse

La caricature est située en première page du journal satirique autrichien Kikeriki du 16 mai 1886, environ un mois avant la mort tragique du Roi.

Le titre de la caricature: Le cri d'effroi du Roi de Bavière qu moment où il découvre la caisse vide du cabinet. (Schreckenruf des Königs von Bayern beim Anblick der leeren Kabinets-Kassa). Sous la caricature on peut lire ce cri: Wagala weia! . Allusion au début de L'Or du Rhin (Rheingold) de Wagner où l'une des filles du Rhin chante les vers suivants:

Weia! Waga!
Woge, du Welle,
walle zur Wiege!
Wagala weia!
Wallala, weiala weia!


ce qui indique que le Roi Louis II est totalement imprégné des textes de Richard Wagner.

Le Roi est représenté comme un enfant couronné suivi de son jouet favori, un cygne à roulettes, qui a une mine courroucée. Au mur de la chambre d'enfants, une demi-lune anthropomorphe qui tire la tête, le dessin d'un château (peut-être Neuschwanstein) et dans le coin supérieur droit une partie d'un  dessin sur lequel est écrit le mot plan. Le Roi a ouvert une armoire coffre-fort fermée à clé, elle  est vide et une araignée y a tissé sa toile, signe que le coffre-fort est vide depuis longtemps. Le Roi catastrophé lève les bras au ciel. L'armoire est surmontée d'un médaillon dans lequel se trouve le portrait de Richard Wagner. L'allusion est claire: le Roi adorait Wagner (le seul portrait présent dans la chambre) et si le coffre-fort est vide, c'est que le trés important  soutien financier  du Roi à Richard Wagner a largement contribué à le vider.

Ce numéro de Kikeriki est un témoin de son époque, il ne fait que refléter de manière incisive l'opinion publique autrichienne en 1886, quelques jours avant la destitution de Louis II.






La catastrophe ferrovaire de Meudon du 8 mai 1842 vue d'Allemagne / Unglücksfall auf der Versailles Eisenbahn am 8.Mai 1842.

FR La catastrophe ferroviaire de Meudon est la première catastrophe ferroviaire en France et l'une des premières dans le monde. Elle survient sur la ligne de Paris-Montparnasse à Versailles, mise en service moins de deux ans plus tôt.

Le 8 mai 1842, un train en provenance de Versailles et à destination de Paris déraille dans la tranchée de Bellevue à Meudon. Ce déraillement est suivi d'un chevauchement des voitures de tête puis d'un incendie. L'accident fait 55 morts dont le marin et explorateur Jules Dumont d'Urville et sa famille.
Plus d'infos sur Wikipedia, source du texte.

DE Der Eisenbahnunfall von Versailles vom 8. Mai 1842 bei Meudon gehört zu den schwersten Katastrophen im Eisenbahnverkehr des 19. Jahrhunderts. Nach einem Achsbruch an der Vorspannlokomotive eines Personenzuges schoben sich die zweite Lokomotive und die folgenden Personenwagen über den geborstenen Kessel und fingen Feuer. Mindestens 50 Menschen starben.





Crédit photographique ©  Luc Roger
Document en collection  privée. Tous droits réservés.

Gravure ancienne: le massif du Wendelstein avec un train à vapeur

Gravure non datée  représentant le massif du Wendelstein avec un train à vapeur traversant la plaine devant le massif. Dessin effectué au départ d'une élévation.







Christmas Classics: excellence, jovialité et bonne humeur au menu du concert de Noël du Choeur de la radio bavaroise


Salle comble et ambiance chaleureuse et festive hier soir pour la première de Christmas classics, le grand concert de Noël de la Radio bavaroise (Bayerischer Rundfunk), qui réunissait pas moins de 120 musiciens, ceux des excellentissimes Münchener Rundfunkorchester et du Chor des Bayerichen Rundfunk. Le concert était retransmis en direct sur les ondes de  BR-Klassik , et enregistré, pour sa première partie, pour diffusion par l'UER, l'Union européenne de radio-télévision (en anglais, European Broadcasting Union, EBU).


Howard Arman. Photo BR-Klassik


Le célèbre chef d'orchestre Howard Arman modérait la soirée tant en anglais qu' en allemand et s'est acquitté de cette tâche avec le charisme, la jovialité et le délicieux humour qui ont accompagné sa réputation international. Howard Arman, un fringant sexagénaire né en 1954 à Londres et le plus aimable des hommes,  est devenu l'été passé Directeur artistique du Choeur de la Radio bavaroise. Il parle un anglais parfait, par naissance et par éducation, et un allemand non moins parfait en raison de son exceptionnelle carrière qui l'a mené à vivre en Autriche, en suisse alémanique et en Allemagne depuis 1981. Lauréat du Prix du Festival Händel de Halle en 1996, il a dirigé des opéras et des choeurs  de la Thuringe à Lucerne, et a dirigé des choeurs de nombre de radios, un domaine où on ne compte plus ses collaborations. Un homme à la carrière accomplie, compositeur, chef d'orchestre,  chef de choeurs, directeur artistique et enfin professeur. La Bayerischer Rundfunk ne pouvait faire meilleur choix et les Munichois ont chaleureusement accueilli ce grand maître de la musique chorale.

Le programme du concert nous a entraînés dans une ronde de Noël qui nous a fait faire le tour du monde chrétien à travers les âges, du moyen âge au 20e siècle, de l'Italie à la Suède et jusqu'aux Amériques, du Venezuela aux Etats-Unis. Le compositeur Howard Arman a lui-même retravaillé avec un talent consommé les chansons de Noel pour en donner des arrangements pour choeur et grand orchestre. Et le résultat convoie la magie de Noel grâce à l'introduction d'instruments tout à fait inhabituels comme le Glockenspiel (un instrument à percussion de la famille des idiophones), le célesta, la harpe, ou encore des instruments rythmiques comme les castagnettes (pour le morceau venezuélien Adorar el nino), le wood-block (un bois creux frappé avec un bois plein pour I'm the Happiest Christmas Tree) ou le tambourin (pour Noel nouvelet). Howard Arman a marié tradition et inventivité pour notre plus grande réjouissance! 

Outre les chants de Noel  connus du répertoire international (O Tannenbaum. Les anges dans nos campagnes ou White Christmas), Howard Arman a fait résonner les clochettes de l'attelage du Père Noel dans un galop qu'il a arrangé à partir de mélodies enfantines anglaises du bon vieux temps. Il nous a aussi déniché le Sogno d'oro de Puccini, une berceuse pour voix et piano dont Puccini, qui le composa en 1912, avait fait publier la partition en 1913  dans une revue italienne* pour que les familles puissent la chanter à l'occasion de la Noel. Tout aussi remarquables et réjouissants les deux oeuvres de Lery Anderson (A Christmas festival et SleighRide) et la Christmas Overture de Samuel Coleridge interprétées avec entrain et talent par le Münchner Rundfunkorchester en ouverture et clôture de la seconde partie, de quoi apporter un flair hollywoodien  .

*Dans Noi e il mondo. revue mensuelle de La Tribuna,

Renseignements pratiques


Pour assister à ce concert ou le voir à la télévsion:

Second concert Christmas classics ce samedi 3 décembre à 20H à la Herkulessaal de la Résidence de Munich.

Ce concert sera diffusé ce mercredi en direct à la radio (ou via internet) sur BR-Klassik à partir de 19H30. Un enregistrement télévisuel sera quant à lui diffusé via la production „Weihnachten in aller Welt“, sur la chaîne ARD le quatrième dimanche de l'Avent et sur la chaîne de télévision BR la veille de Noël.

Réservations

Billets via www.br-klassikticket.de ou en téléphonant au  089/5900-10880 
ou sur www.muenchenticket.de, tél. . 089 / 54 81 81 81

Plus d'infos en allemand sur  www.christmas-classics.de / www.rundfunkorchester.de / www.br-chor.de/

Pour écouter le concert en ligne, cliquer ici (seulement accessible pendant une semaine)

Un CD accompagne ces concerts (photo ci-dessus). Il est déjà en vente sous le titre de „Christmas Surprises“ chez SONY Music. Pour le commander en ligne, cliquer ici.