samedi 1 octobre 2016

Philipp Perron, sculpteur du Roi Louis II de Bavière. Le dompteur de chevaux.

Le dompteur de chevaux, une commande royale , terminée en 1887,
après la mort du Roi. La sculpture fait partie des collections
du Marstallmuseum de Munich





Le sculpteur et décorateur bavarois Philipp Perron est né en 1840 à Frankenthal, dans le Palatinat (alors bavarois) et meurt en 1907 à Rottach (au sud du Tegernsee). Il se rend à Paris pour être formé comme sculpteur et travailler dans l'atelier de sculpture de son frère Jean. De retour en Bavière, il fréquente l'Académie des Beaux-Arts de Munich avant de devenir sculpteur indépendant. Remarqué par le Roi, il travaillera comme sculpteur pour la cour de Bavière, en particulier dans les châteaux de Louis II. Il est très apprécié du Roi qui le fera membre de l'Ordre de Saint-Michel. L'Académie de Munich le décorera de la médaille pour les Arts et les Sciences (Ludwigsmedaille für Wissenschaft und Kunst). 

Au château de Neuschwanstein, on lui doit la statue monumentale de Saint Georges à l'extérieur de la grande tour, celles d'Othon de Wittelsbach, fondateur de la dynastie, de Sainte Cécile, de la Vierge comme Patrona Bavaria, des cygnes, et d´autres encore

A Linderhof,  son Apothéose de Louis XIV est en marbre de Carrare. Il réalise les stucs de l'escalier d'honneur, les lambris des salons de Gobelins, deux groupes dans le salon des miroirs, Apollon au bain de Thétis et les chevaux solaires d'Apollon.

A Herrenchiemsee, il participe à la décoration des chambres glorifiant le « Roi Soleil », en collaboration avec Julius Hofmann et Franz Widmann.

L' atelier de Philipp Perron occupait de 20 à 30 sculpteurs, surtout des Italiens spécialisés dans lke travail du marbre de Carrare.  Après la mort du Roi en 1886 et la fin des travaux à Neuschwanstein en 1892,  l´atelier de Perron resta très actif.

Oktoberfest: le Münchner Kindl du jour fait du vélo (16)


vendredi 30 septembre 2016

Frantz, le nouveau film de François Ozon



Frantz est un film dramatique germano-français écrit et réalisé par François Ozon, sorti en 2016. Il est librement inspiré d'une pièce de Maurice Rostand, L'homme que j'ai tué, qui a elle même été reprise dans le scénario du film américain L'Homme que j'ai tué (Broken Lullaby, 1932) de Ernst Lubitsch.

Avec Pierre Niney, Paula Beer, Ernst Stötzner

Il était officiellement en compétition pour le prix Lion d'or à la Mostra de Venise 2016, où Paula Beer a remporté le Prix Marcello Mastroiani du meilleur espoir. 

Synopsis

Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Mais ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.

Frantz est actuellement en salle à Munich


Le Roi Louis II en carrosse dans le Hofgarten vers 1870

Une oeuvre de Franz von Seitz datée de 1870/1871 représentant le Roi Louis II en carrosse d´apparat dans le Hofgarten de la Résidence de Munich. Tableau exposé au Marstallmuseum du château de Nymphenburg.





Carrosse d´apparat de Louis II par, entre autres, Franz Paul Gmelch,
d´après un dessin du même Franz von Seitz en 1870/1871

Oktoberfest: le Münchner Kindl du jour prépare déjà son sapin de Noël (15)


Bavarian Gentians, a poem by D.H. Lawrence


Bavarian Gentians (1929) D. H. Lawrence


Not every man has gentians in his house
in Soft September, at slow, Sad Michaelmas.

Bavarian gentians, big and dark, only dark
darkening the daytime torch-like with the smoking blueness
of Pluto’s gloom,
ribbed and torch-like, with their blaze of darkness spread
blue
down flattening into points, flattened under the sweep of
white day
torch-flower of the blue-smoking darkness, Pluto’s dark-
blue daze,
black lamps from the halls of Dis, burning dark blue,
giving off darkness, blue darkness, as Demeter’s pale lamps
give off light,
lead me then, lead me the way.

Reach me a gentian, give me a torch!
let me guide myself with the blue, forked torch of a flower
down the darker and darker stairs, where blue is darkened on
blueness,
even where Persephone goes, just now, from the frosted
September
to the sightless realm where darkness is awake upon the dark
and Persephone herself is but a voice
or a darkness invisible enfolded in the deeper dark
of the arms Plutonic, and pierced with the passion of dense
gloom,
among the splendour of torches of darkness, shedding
darkness on the lost bride and her groom.



Deux analyses

Lawrence place son poème sous le signe de la dualité. Il commence par introduire l´image de la lumière avec la demande d'un flambeau pour descendre dans un monde souterrain sombre et qui le devient de plus  avec la progression. La mariée, Perséphone est la fille de la terre (la vie) et du jour, alors que son fiancé, Pluton représente la mort et la nuit.

Il répète cette image en particulier dans la seconde moitié du poème, où le lecteur est immergé  dans "l'obscurité" (dark, darkness) et "le bleu". Le thème de la vie et de la mort imagé par la lumière et l'obscurité  parcourt tout le poème en filigrane et devient tout à fait évident vers la fin. Le narrateur descend dans l'abîme de la mort, "dans les escaliers sombres"  jusqu'à ce qu'il atteigne finalement le «royaume aveugle où l'obscurité est mariée à l'obscurité".  En contraste, comme il se rapproche de la mort, il utilise une fleur, symbole de la vie, comme flambeau. Peut-être est-ce là le message de Lawrence qu'il y a une vie éternelle dans la mort elle-même.

Laurent fait allusion à Perséphone, une déesse qui a été enlevée par Pluton qui l'a forcée à rester dans son monde souterrain après qu´elle eut mangé des graines de grenade, la nourriture du défunt. Fait intéressant, Lawrence se réfère à Perséphone et à Déméter de la mythologie grecque, mais fait également référence à Pluton de la mythologie romaine. Sciemment? (librement traduit de Britiwiki, à l´article Bavarian gentians)

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Dans « Gentianes de Bavière »,  Lawrence revoit la fable de la descente aux enfers de Perséphone au déclin de l’année comme le récit de la descente de l’individu dans le plus obscur de l’être. Il pénètre, curieusement,  dans le monde de l’oxymore, non pas dans la mort qui donne vie mais dans les ténèbres qui illuminent. Encore plus curieusement, l’union de Perséphone et Dis figure aussi la profondeur de l’acte d’amour, qui serait la voie, selon la sexologie de Lawrence, vers la révélation d’une sorte de nuit cosmique. (Extrait du texte Étude de la création littéraire en langue anglaise d professeur  Michael Edwards).


jeudi 29 septembre 2016

Brünnhilde dessinée par Hans Thoma



Un dessin de Hans Thoma paru dans le numéro 41 du périodique Jugend en 1900. Le deuxième numéro que ce périodique consacre à Wagner depuis sa création en 1896.

Jugend – Münchner illustrierte Wochenschrift für Kunst und Leben (Jeunesse : hebdomadaire munichois illustré d'art et de vie quotidienne) est une revue artistique et littéraire créée par Georg Hirth et publiée entre 1896 et 1940 à Munich.

Jugend est à l'origine de l'expression « Jugendstil », mouvement qui fut le pendant en Allemagne de l'Art nouveau, ce qui montre, parmi d'autres événements parallèles, l'influence de cette revue sur le monde artistique et littéraire de son époque, du moins en Allemagne.