mardi 20 février 2018

lundi 19 février 2018

Grandes expositions: Les univers de Faust. Le drame de Goethe sur scène, au Deutsches Theatermuseum de Munich

Crédit photographique ©Oda Sternberg

2.3. – 2.9.2018 

Qui – où – quoi – ce sont les trois questions fondamentales que l’on doit se poser quand on veut mettre en scène le Faust de Goethe. 

Qui joue les rôles principaux Faust – Méphistophélès – Marguerite ? Et la troupe en place est-elle assez grande et variée pour incarner tous les autres rôles ? Où, à quels endroits se déroule le drame? 

Ce qui est frappant dans le Faust de Goethe, ce sont les changements de lieu rapides, comme par exemple Ciel – Cabinet d’étude étroit – Paysage dégagé devant la porte de la ville… Comment cela pourra-t-il être réalisé sur scène? Les réponses des créateurs de théâtre s’alignent parfois sur l’évolution technique, mais elles sont surtout également liées aux mouvements esthétiques, à l’imagination et l’idéologie de metteurs en scène et leurs scénographes. 

Qu’est-ce qu’on joue? C’est également une question fondamentale – même en rapport avec ce texte iconique de Goethe. 

Portraits de rôles, enregistrements historiques et conceptions d’espace pourront être appréciés dans un parcours présentant de nombreux modèles originaux. Des scripts et bien d’autres choses illustrent la diversité des réponses créatives qui ont été trouvées au cours de l’histoire des mises en scène de cette pièce jusqu’à présent. 

Faites l’expérience des univers de Faust au Deutsches Theatermuseum.

Du 2 mars au 2 septembre 2018, tous les jours de 10 à 16H, sauf le lundi (fermeture hebdomadaire).

Au Deutsches Theatermuseum,
Galeriestr. 4a (Hofgartenarkaden),
80539 München

Source du texte: Deutsches Theatermuseum

dimanche 18 février 2018

Le mouchoir de Minna

 Christine Wilhelmine 'Minna' Planer
(1809 - 1866)
Au mois de mai 1914, plusieurs journaux français (L'Univers, La Lanterne, L'Indépendant de Mostaganem, Le XIXe Siècle, Les Annales politiques et littéraires, Le Rappel, Le Journal) ont rendu compte du résultat de la vente aux enchères d'un mouchoir ayant appartenu à Minna Planner, la première épouse de Richard Wagner:

"Un record

Le record de vente d'un simple objet de toilette appartient à un petit mouchoir de poche de Wagner qu'on vient d'adjuger, à Munich, au prix de 18.000 francs. Ce petit mouchoir — car il est tout petit — n'a pas de broderie, pas de dentelle; il n'a qu'un ourlet à jour très commun, mais il porte des vers imprimés sur sa trame et au-dessous on lit cette dédicace :

« Kœnigsberg, 14 novembre 1836. A Mlle Minna Planner [sic], en commémoration de son mariage avec le maître musicien Richard Wagner. »

Il est probable qu'à cette époque, le grand musicien aurait cédé toute sa garde-robe et même toute sa musique pour cette somme énorme."

Note

Je suis tombé sur cette anecdote en introduisant "Minna Planner" dans le moteur de recherche de Gallica (BNF). Le résultat de la recherche a donné 17 résultats, dont 7 concernent la vente du mouchoir de Minna.

A noter cependant que l'introduction "Minna Wagner" donne quant à elle 35 résultats, et celle de "Minna Planer" en donne 57. Aucun de ces 92 résultats ne concernent la vente du mouchoir. Est-ce donc le double "n" erroné dans le nom de la première épouse de Wagner qui est à pleurer? 

Promenade hivernale au château de Nymphenburg. 18 février 2018.























Quand la baronne Esperanza von Truchseß faisait livrer incognito des fleurs au roi Louis II

Faisant  suite  au récit de la mystérieuse femme voilée rédigé par Georg-Ludwig Schauenberg en deuxième page du quatrième numéro des Baierische Zeit-Dokumente,  l'auteur relate ensuite le constant fleurissement royal par la baronne Esperanza de Trüchseß-Wetzhausen. Il mentionne en suite l'épisode bien connu du 10 juin 1886 au cours duquel la baronne tenta de sauver le roi. Voici l'extrait, d'abord dans la coupure de presse originale, puis sa transposition en allemand contemporain, enfin  en français.


[DE] Diese Verschleierte Dame hatte übrigens sein Gegenstück in der Baronin Truchseß,  die ebenso im Banne der Schönheit des Königs lag und ihn nach ihrer Art verehrte: im Stillen, nur durch regelmäßige Uebersendung von Blumen ihrem König ihre Verehrung und Huldigung darbringend. Dabei beobachte sie strengste Diskretion, keine Zeile, kein Wort, war je eine Gabe beigefügt; es verging besonders während der Sommerzeiten kaum eine Woche, daß nicht ein Strauß der Lieblingsblumen Ludwigs, vor allem Lilien, bei ihm eintraf und zwarz immer dort, wo er gerade weilte. Er ließ sich dann den Strauß stets in sein Arbeitzimmer stellen, der ihm, dem Blumenfreund, gerade durchs die Feinfühligkeit der Anonymität, besondere Freude zu machen schien. Da dieses Spenden Jahre hindurch einliefen, kam er einmal an den Gedanken, der Spenderin nachforschen zu lassen. Der damit Beauftragte konnte aber seinem königlichen Herrn nur melden, daß eine Spur sich nicht auffinden ließ.

Daß der König doch ihrer immer wieder gedachte, bewies seine Bemerkung dem Fourier Hesselschzwerdt gegenüber, als eben wieder eine dutzende Spende in der Abgeschiedenheit des Linderhofs eintraf: "Sie muß ein sehr edles Herz haben; sie würde mich Verstehen."

Da kam die Stunde, in der die Baronin aus ihrem Inkognito heraugttrat. Die Veranlassung war heine sehr traurige, es war die Zeit da der König enthrohnt werden sollte. Sie hatte früher als Anderen von den· Vorbereitungen hiezu Kenntnis erhalten und bangte, dem König könnte ein Leid gechehen. So war sie in Neuschwanstein plötzlich angekommen und ihr gelungen, bis zum König selbst vorzudringen, wobei sie in hastiger Rede den König beschwor, zu fliehen. Der Monarch, zunächst überrascht, beruhigte die Dame und erklärte ihr nicht fliehen zu wollen und sagte (wie der Schloßverwalter Niggl erzählt), "Liebe Baronin, wollen Sie nicht gestatten, daß ich nach Ihrem Gemahl schicke, damit Sie unter seinem Schutze zurückkehren können".  Sie antwortete: "Ich verlasse Ew. Majejtät nicht"  Es gelang ihm, siezu veranlassen, sich in ein Nebenzimmer zurückzuziehen und gah dann Auftrag, sie wegzuleiten mit dem ausdrücklichen Befehlt: "Rücksichtsvoll in jeder Form und in möglichst milder Weise."

[FR] "La femme voilée trouvait par ailleurs son pendant en la baronne Truchsess qui était aussi tombée sous le charme de la beauté du roi et le vénérait en silence à sa manière, en lui faisant livrer régulièrement  des fleurs en signe d'hommage et de vénération.Mais en même temps, elle observait la discrétion la plus stricte: pas une  ligne, pas un mot n'accompagnaient ses cadeaux;  c'est surtout pendant la période estivale qu'il ne se passait pas une semaine sans qu'un bouquet de ses fleurs préférées, en particulier des lys, n'arrivât chez lui,  et toujours à l'endroit où il résidait. Il faisait alors placer le bouquet dans son bureau. Le don du bouquet lui était particulièrement agréable, lui qui aimait les fleurs, particulièrement en raison de la délicate attention de  l'anonymat. Comme ces livraisons se poursuivirent des années durant, il pensa à enquêter sur le donneur. Mais la personne chargée de l'enquête ne put qu'informer son royal maître qu'aucune trace ne pouvait être trouvée.

Le roi se posa à maintes reprises la question de savoir qui était la donatrice. Un jour, alors qu'une douzaine de livraisons avaient à nouveau été effectuées dans la solitude de  Linderhof, il dit au fourrier Hesselschzwerdt : « Elle doit avoir un très noble cœur, elle me comprendrait. »

Puis vint le moment où la baronne sortit de son incognito. L'occasion en fut très triste, ce fut le moment où le roi devait être détrôné. Elle en avait eu connaissance avant les autres, et craignait qu'on ne fît du mal au roi. Aussi était-elle arrivée subitement à Neuschwanstein et avait réussi à pénétrer chez le roi lui-même, pour l'inciter à fuir à la hâte. Le monarque, d'abord surpris, calma la dame et lui dit ne pas vouloir s'enfuir. Il lui dit alors (comme le rapporta l'intendant Niggl): « Chère baronne,  ne voulez-vous  pas me permettre d'envoyer chercher votre mari afin que vous puissiez rentrer chez vous sous sa protection?"  Elle répondit alors: « Je ne quitterai pas votre Majesté. »  Il parvint cependant à la faire se retirer dans une pièce voisine, puis donna l'ordre de l'éloigner en enjoignant expressément "toute forme de  prévenance  et une manière aussi douce que possible."

Der Chiemsee nach einer Photographie von Stufler (ca. 1887)




Quelle: Craemer, J. L.: Schloß Herrenwörth das bayerische Versailles in Wort und Bild, Eine gedrängte Geschichte des Königsschlosses mit sehr genauem Führer, Abbildungen Entwurf und Plänen des ganzen Schloßbaues dann 17 Portraits nebst den Biographien von hervorragenden Männern aus der Umgebung Königs Ludwig II, II. Aufl., München, 1887

samedi 17 février 2018

Ludwig II., Wahnsinn oder Verbrechen? von Erika Gathmann



Gathmann Erika, Wahnsinn oder Verbrechen? Hinter den Kulissen der Tragödie Ludwig II. v. Bayern, Pähl Verlag und Hohe Warte v. Bebenburg Verlag, 1952.

Folie ou crime? Derrière les coulisses de la tragédie de Louis II de Bavière.